Je m'appelle Carole mais dans certains milieux et dans certaines soirées très spéciales, on me connaît mieux sous le nom de Maîtresse Carole, une bourgeoise aussi sévère que perverse, toujours vêtue du meilleur cuir, et surtout, fétichiste des chaussures.
La chaussure pour moi, c'est une véritable passion, c'est ma raison de vivre. Je dois en posséder personnellement près de trois cent paires : escarpins ou mules, talons aiguille, bottes, bottines, talons hauts, cuissardes… Je ne peux résister à une chaussure dès lors qu'elle m'a tapé dans l'œil. Il me la faut. Adolescente, j'étais déjà capable de passer un temps fou à contempler un modèle trop cher pour ma bourse à cette époque. C'était toujours un puissant stimulant sexuel, un objet fascinant et émouvant, chargé d'érotisme et de sensualité un peu trouble qui me mettait dans des états d'excitation, à la limite de l'insoutenable. Cela n'a pas changé. Pour me satisfaire, je ne jouissais jamais autant que lorsque je me frottais le sexe avec un escarpin ou une mule.
Avant d'être dominatrice, j'ai d'abord connu un stade où j'ai testé la soumission. J'adorais qu'on me prenne en sous-vêtements, sans m'ôter ni bas, ni porte-jarretelles, et bien entendu en gardant mes talons-hauts. C'était l'accessoire essentiel et indispensable qui ouvrait la porte à tous les fantasmes possibles et imaginables.
Un jour, et pour faire plaisir à une amie, j'ai essayé la domination. Pour moi, c'était passer de l'autre côté du miroir, côté manche plutôt que lanières, et j'ai découvert de nouvelles sensations qui m'ont donné envie de renouveler cette expérience. Peu à peu, je me suis affirmée comme dominatrice et je n'ai plus accepté de me soumettre. Mes maîtres et mes maîtresses sont devenus mes complices dans des jeux de domination. Dominer me permettait de décider de tout.
Récemment il y a eu la cerise sur le gâteau. Elle est apparue sous la forme d'un adorable petit vendeur ! Il s'est présenté au magasin pour faire un stage de vente dans la chaussure. Il faut vous dire qu'évidemment je vends aussi des chaussures. J'ai ouvert une très belle boutique dans une des meilleures rues de la ville, la plus chic. Je ne vends que des chaussures admirables que je sélectionne parmi les meilleurs facteurs, et qui me procurent beaucoup de plaisir. La boutique marche "du feu de Dieu" et je n'y suis pas toujours. J'ai une vendeuse en chef, Maëlle, en qui j'ai toute confiance, et trois autres jeunes personnes qui, elles, ne sont pas au courant de ma double vie de Maîtresse Carole. Maëlle a quelquefois participé à des jeux érotiques que j'organise régulièrement mais elle est mariée et son époux est très jaloux. Donc cela ne se reproduit pas aussi souvent qu'elle le souhaiterait. Mes autres employées ne m'intéressent pas : elles sont banales si vous préférez. Elles n'exciteraient même pas une araignée !
Mais le jour où Henri s'est présenté pour son stage de vente dans la chaussure, c'est moi qui l'aie reçu. Maëlle était en congé. Un vrai bonheur ! J'ai tout de suite reniflé l'affaire du siècle, il était proprement irrésistible. Dans les vingt ans, un physique fin avec des poignets délicats mais un joli torse en V, un poil efféminé même, avec des manières, mais un beau visage, l'air intelligent. Cela ne gâche rien. J'ai horreur de travailler sur des imbéciles. La soumission c'est un art qui ne supporte pas la bêtise. J'aurais voulu l'essayer sans attendre.
Évidemment cela n'était pas possible, j'en étais morte de dépit tellement il me faisait envie. Il m'a raconté je ne sais trop quoi sur sa vie professionnelle. Moi, pendant ce temps, je ne pensais qu'à ce que j'allais lui faire après. En tous cas, j'ai compris qu'il s'était orienté dans la chaussure un peu comme moi, par amour… Je lui ai proposé de commencer le jour même, à la minute même. Il a accepté. Il ne se doutait de rien : le pauvre ! Je me suis évidement arrangé pour faire la fermeture du magasin seule avec lui. Et là dans la réserve du magasin, ce fut un vrai délire ! Je ne m'étais pas trompée, Henri était étonnant ! Etonnant par sa soumission et sa docilité. J'ai tout d'abord voulu le tester en lui parlant de manière autoritaire. Je lui ai donné toute une série d'ordres sur un ton très sec, le faisant monter à l'échelle pour empiler ...
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